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samedi 2 mai 2015

Les étoiles de Noss Head — Sophie Jomain

Editions J'ai Lu
347 pages
7,20 euros

À presque 18 ans, Hannah enrage de devoir subir un nouvel été à Wick, petite ville portuaire écossaise. Il n'y a pas plus ennuyeux que cet endroit pour une citadine de son âge. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Leith. Il est bâti comme un roc et possède les plus beaux yeux qu'elle ait jamais vus. Qu'importent les rumeurs qui courent au sujet du jeune homme... l'attirance est immédiate, réciproque et irrépressible. Puis tout bascule. Le conte de fées se transforme en cauchemar et le destin d'Hannah est scellé. Leur relation résistera-t-elle à l'inimaginable ? Sauront-ils vaincre le pire ? Car les légendes sont parfois plus réelles que l'on croit.

Mon avis

J'ai entendu beaucoup de bien de ce livre, et c'est lorsqu'il est sorti en poche que j'ai décidé de sauter le pas ! Côté objet livre, j'en suis totalement tombée amoureuse, il faut avouer que la couverture est vraiment très jolie !

Je dois avouer qu'au départ, ce roman m'en a rappelé plein d'autres, notamment Twilight et Obsidienne. Parce qu'il s'agit encore d'une fille qui vient habiter dans un endroit qui ne l'enchante pas, où elle s'ennuie et ne rencontre pas beaucoup de jeunes de son âge. Ensuite, vient le jeune homme très beau qui la fait sortir de son ennui et de sa morosité. Mais ces ressemblances ne m'ont pas gênée du tout, tant j'ai aimé l'histoire et les personnages. J'ai beaucoup aimé Hannah, parce que je la trouve différentes des autres héroïnes, on s'identifie facilement à elle. 

Ensuite.. Leith. Il est juste irrésistible, je pense qu'il passe dans le rang de mes personnages masculins préférés. Je l'ai aimé du début à la fin, même si il est parfois étrange, mais ça, on finit par comprendre pourquoi. C'est tout à fait le genre d'homme beaucoup trop séduisant et parfait pour exister, qui prend un air détaché mais qui en fait garde toujours un œil sur toi, le genre de personnages masculins auquel on ne peut absolument pas rester insensible. Il est charmant, gentil, doux, beau et cache un secret intrigant. Il me fait fondre.


Par contre, je n'ai vraiment pas aimé Davis, son ami d'enfance. Dès les premiers chapitres je ne l'ai pas trouvé très fréquentable, il faisait des choses et avaient des attitudes qui ne me plaisaient pas. J’espérais sans cesse qu'elle ne tombe pas sous son charme. Phillip non plus ne m'a pas beaucoup plu, je l'ai trouvé pas très très net et j'avais raison, vous comprendrez pourquoi. 

L'univers créé par Sophie Jomain est totalement addictif, je n'ai pas su lâcher le livre une fois que je l'avais entre les mains. Habituellement, je ne suis pas toujours très fan de ce genre d'univers très fantastique, mais elle m'a réconciliée avec ce genre. Elle a su trouver le juste milieu entre romance et surnaturel, l'histoire a son lot de mystères et de secrets, même si on s'attend parfois à la suite. Cette histoire peut sembler banale et déjà vue, mais elle transporte et nous surprend assez pour qu'elle nous paraisse vraiment spéciale. 

Le premier tome de cette saga a son lot d'action et de rebondissements, je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Surtout vers la fin, où les choses prennent un tournant qui m'a vraiment surprise. Il y a des personnages que je croyais pas être capables de certaines choses, et qui se sont vraiment avérés pas très nets. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. En tout cas, quoiqu'il se passe, Leith n’abandonne pas Hannah, il la soutient, la protège et la sauve plusieurs fois. Je crois qu'on aimerais toutes que ce genre d'hommes existent pour de vrai.

Hannah et Leith m'ont souvent fait rire, avec leurs caractères ils se disputaient gentiment, d'une façon qui m'a fait beaucoup sourire. En plus, Hannah est une jeune fille qui vit l'instant présent sans trop se prendre la tête, c'est aussi quelque chose que j'ai apprécié chez elle. 

Passons à la plume de l'auteure. Je l'ai trouvée magnifique et vraiment très fluide, agréable et facile à lire. C'est un livre qui se lit tout seul tellement il est bien écrit, c'est à cause de ça que j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher.  Les détails sont très bien dosés et donnés au bon moment, ce qui nous permet de comprendre l'histoire juste assez et en gardant quand même une part de mystère.  J'ai passé quelques nuits avec livre entre mes mains à vouloir le finir, et c'est tant-pis pour les heures de sommeil car il valait vraiment le coup !

Pour conclure, ce livre est un véritable coup de cœur, le deuxième tome sort en poche le 13 mai et j'ai vraiment hâte de connaître la suite ! Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le conseille à 300% !

9/10 — Coup de cœur

lundi 9 février 2015

22/11/63 - Stephen King



Paru en février 2013
Le livre de poche
9.90 euros
1044 pages

2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d'une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d'un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d'empêcher l'assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d'Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d'un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d' une jolie bibliothécaire qui va devenir l'amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu'altérer l'Histoire peut avoir de lourdes conséquences... Une formidable reconstitution des années 60, qui s'appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine.

Mon avis

J’ai commencé ce livre en lecture commune avec Cupcakes, du blog Les lectures d’un Cupcakes, ma nouvelle partenaire. Je l’avais depuis quelques temps dans PAL, et j’avais vraiment très envie de le lire. Stephen King est mon auteur préféré, et jamais je ne trainerais à lire l’une de ses parutions ! J’en avais beaucoup entendu parler sur la blogosphère, et la plupart des avis étaient très positifs, qualifiant ce roman, ou plutôt ce pavé (1044 pages, tout de même) de chef d’œuvre ! Je peux vous dire qu’aucun de ces blogueurs ne s’est trompé.
C’est véritablement un chef d’œuvre, probablement un des meilleurs roman de Stephen King. Pour moi, c’est un coup de cœur. Dès le départ, j’ai été enveloppée par l’histoire. Comme à son habitude, King a été un conteur hors pair. Il m’a fallu peu de pages pour rentrer dans son univers, son écriture étant toujours aussi agréable, et le rythme soutenu et fluide.

L’histoire se déroule au départ en 2011, on apprend à connaître le personnage de Jake Epping, un professeur d’anglais fraichement divorcé, passionné par son métier, l’enseignement. Il assure les cours d’adultes le soir, et un jour, parmi le tat de copies, une attire son attention, et le bouleversera à tout jamais. En effet, le père ce cet élève, Frank Dunning, a assassiné sa femme et tous ses enfants, sauf Harry Dunning, qui sera le seul survivant. Un soir, un appel à la salle de professeur le surprend. C’est Al Templeton, un ami qui lui demande de venir de toute urgence à son restaurant pour lui parler. Jake, à son arrivée, le trouve mourant et vieilli, alors que la veille, il servait ses clients en souriant, plein d’énergie. Al a un cancer des poumons. Comment est-ce possible, d’attraper un cancer des poumons en une nuit ? Jake ne tardera pas à découvrir pourquoi. Al a une requête à lui faire. Aller dans le passé, par « le trou du terrier », une faille temporelle, conduisant en 1958, presque cinquante année plus tôt, pour empêcher l’assassinat de John Kennedy. J’ai beaucoup aimé le personne d’Al, je l’ai trouvé courageux, malgré la maladie et la souffrance qu’il traversait, pendant ses derniers jours d’existence.
King, de part son talent, arrive à rendre crédible au lecteur cette histoire de faille temporelle, de retour dans le passé. C’était d’un réalisme fascinant. Là où certains écrivains auraient rendue la chose impossible, King l’a rendue presque crédible.
Jake tente donc sa chance, et redécouvre donc la ville de Lisbon Falls où il a habité pendant si longtemps, mais à une époque où toute la technologie qu’il connaît si bien a disparu. Pas de téléphones portables, pas de GPS, rien de tout ça n’existe. Il découvre une autre version de l’Amérique. Moi qui ne connaît pas tant que ça les années 60, j’ai adoré. Je trouve qu’elles avaient une saveur différente. Il y a plus de solidarité entre les gens, c’est différent de l’indifférence des années 2000 dans lesquelles nous vivons. Quand je lisais, j’ai été comme enveloppée par cette époque, presque comme si j’y étais. J’étais véritablement transportée à Lisbon Falls, le premier septembre 1958, un jour d’été. Les débuts de la télévision en couleurs, les bonnes vielles musique ; l’odeur de la fumée de la pipe. J’ai vraiment trouvé du charme à cette époque, où il n’y avait pas besoin d’autant de choses qu’aujourd’hui pour être heureux, où il suffisait tout bonnement de vivre et d’aimer, simplement.

La vie était différente, très différente de l’égoïsme d’aujourd’hui. Ce roman est un hommage aux glorieuses années soixante, les « sixties », cette belle époque. C’était tout bonnement génial, même si tout n’est pas rose dans années 60. Il y a aussi le racisme anti noir, très présent au Etats unis, mais aussi la guerre froide. Je ne me suis pas lassée de découvrir cette époque, et même maintenant que le livre est fini, je ne m’en suis pas complètement remise, tellement j’avais l’impression d’y être, de faire partie de ces années magiques. 

J’ai trouvé les personnages terriblement humains, même ceux qui pouvaient me dégouter le plus, être le plus démoniaque, King arrivait tout même à leur trouver un côté humain, avec des défauts, des petits travers, des qualités, une histoire. C’est ce qui a toujours été la force des personnages dans les livres de King : l’humanité des personnages. Mais c’est également ceci qui parfois, peut nous faire frissonner, et les rendre méchants et effrayants, car on peut toujours s’y identifier d’une façon ou d’une autre. Même Lee, l’assassin de Kennedy, possède ce petit quelque chose, qui fait qu’on arrive quand même à s’attacher d’une façon ou d’une autre. C’est son côté humain que l’on découvre en premier, en entrant dans sa vie, en découvrant son quotidien, son travail, sa femme et sa fille. J’ai trouvé ça fascinant. On apprend à connaître l’homme en premier avant l’assassin.
Jake est bien évidemment celui que j’ai le plus apprécié. Plus les pages passaient, plus j’apprenais à le connaître et plus je l’aimais. J’ai son réalisme et sa crédibilité. Il lui a fallu de temps pour accepter la vérité, l’existence de cette faille temporelle. Il réfléchira beaucoup, posera beaucoup de questions à son ami Al avant de se lancer dans cette expérience. C’est un homme incroyable, il m’a beaucoup touché. Il lui arrivera beaucoup de choses horribles, tout au long de sa quête on le verra avancer, tomber, se relever puis recommencer. Il a accepté la requête de son ami mourant, alors qu’il aurait bien pu refuser et continuer sa vie, au lieu de porter ce poids sur ses épaules en mentant et en risquant sa vie dans le passé. Son personnage m’a émue jusqu’à la toute dernière page.

Il souhaite accomplir sa mission à Dallas, en empêchant l’assassinat du président, mais d’abord, il veut à tout pris effacer d’assassinat de la mère ainsi que des frères et sœur d’Harry Dunning, son élève qui avait écrit cette copie qui l’a tant bouleversé. On suit donc Jake jusqu’à Derry, une petite ville misérable où à eu lieu beaucoup d’assassinats d’enfants. Je n’ai pas beaucoup aimé la ville de Derry, je l’ai trouvée « austère », les personnages y étaient tous froids, et figés. Malgré cela, l’histoire prend un tournant dans cette partie du roman, et sauver les frères et sœurs d’Harry Dunning fera de Jake un homme nouveau. Arrivé à Dallas, il fait beaucoup de recherche sur le futur meurtrier de John Kennedy, Lee Harvey Oswald. Ca m’a permis d’en apprendre beaucoup. Ce roman est le fruit d’un travail de documentation très poussé sur les années 60, que Stephen King a réalisé avec brio, j’ai trouvé ces parties très intéressantes. La précision de cette documentation donne encore d’avantage de réalisme au récit.

Il y a aussi, dans ce livre, une jolie histoire d’amour. C’est ce qui change un peu des habitudes de King, je n’en avais jamais vue de comme ça dans un de ces romans. En effet, s’installant à Jodie, Jake (ou George, son nom d’emprunt) rencontre Sadie, une jeune bibliothécaire au lycée de Denholm. Il tombe rapidement sous son charme. Leur amour est vraiment poignant et à tout épreuve. J’ai adoré le personnage de Sadie, c’est une jeune fille très simple, à qui on peut facilement d’identifier. On sent que leur amour est vrai qu’ils feraient tout l’un pour l’autre, et au cours de l’histoire ça se vérifie. Même si Jake n’est pas de la même époque, on fini par sentir qu’il ne repartira pas sans elle. C’est une histoire d’amour sortant de l’ordinaire, en effet, c’est « intertemporel » (je ne sais même pas si ça dit). Si Jake repars après sa mission, Sadie aurait quatre vingt ans en 2011. Elle ne souviendrait sans doute pas de lui, et ça en sera fini de leur histoire. Cette pensée m’a émue, et tout au long du récit j’ai redouté de les voir séparés. Cette crainte m’a tenue en haleine.

Ce roman est différent de tous les autres de King. Il y a quand même ce petit brin de fantastique, d’étrange, c’est du King, c’est clair mais il est tout de même différent des autres. C’est une magnifique histoire de voyage dans le temps, il y a du suspense, de l’Histoire, mais aussi une histoire d’amour. Et ce délicieux parfum des années 60, qui nous berce au fil des pages. C’est tout simplement un chef d’œuvre.​





L'avis de ma partenaire : /

jeudi 15 janvier 2015

La passe miroir, tome 1 Les fiancés de l'Hiver - Christelle Dabos


Editeur : Gallimard Jeunesse
Collection : Hors série
Nombre de pages : 518
Prix : 18 euros

Résumé

Ophélie est une jeune fille qui au premier regard pourrait paraître quelconque. Elle est maladroite, timide et discrète, ne vit que pour son musée sur son arche natale, Anima. Mais, derrière ses lunettes de myopes, sa grosse écharpe et sa petite voix, elle cache bien plus que ça. Elle possède l'étrange pouvoir de lire le passé des objets, et a la capacité de passer les miroirs. 

Sa vie bascule le jour où on lui annonce qu'elle doit quitter sa famille pour se fiancer à Thorn, un homme du Pôle, une arche lointaine, dont elle ne connaît que le nom. 


Mon avis

Vous l'avez sans doute compris si vous me suivez sur les réseaux sociaux, mais ce livre est un Coup de cœur ! C'est ma toute première lecture de 2015, et je commence plus que bien l'année ! J'ai vraiment passé un moment magique avec ce livre, et encore le mot est faible.

Je tiens d'abord à dire que l'objet en lui même est juste magnifique, la couverture est vraiment à tomber, sans doute l'une des plus belles de ma bibliothèque. Elle est simple par rapport à certaines, mais pourtant elle en dit long sur le monde imaginaire qu'on rencontre au fil des pages. 

Dès les premières pages, j'ai été envoûtée par cet imaginaire, qui est vraiment exceptionnel. On est entraîné dans un monde disloqué, constitué de différentes arches, qui possèdent chacune leurs spécificités. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir les particularités d'Anima et du Pôle, ainsi que les différents pouvoirs de leurs habitants respectifs. 
Les arches sont des sortes de mondes flottants, qui sont apparues après un "explosion" de l'ancien monde, tel qu'on le connaît, en un seul morceau. 
Le lecteur n'en sait pas beaucoup au départ, on découvre les choses par nous même, au fil de la lecture, j'ai d'ailleurs trouvé très agréable d'être enveloppé par tout ce mystère, et d'être un peu "investigateur".
Je félicite vraiment Christelle Dabos pour cet univers, qui est vraiment incomparable, je n'avais jamais rien lu de tel. 

Ophélie est une héroïne très attachante, loin du stéréotype de l'adolescente superficielle, elle est une jeune fille discrète, malhabile, petite et très quelconque physiquement. Malgré toute cette discrétion, c'est tout de même une fille forte, on s'en rend compte à mesure que la lecture avance. Ses défauts ne l'empêchent pas d'avoir un mental d'acier, et elle surmonte tous les obstacles qu'on lui fait subir avec toujours ce même mental, sans presque jamais faiblir, même lorsqu'elle doit tout quitter, sa famille et son arche natale pour se fiancer à Thorn, qu'elle ne connaît pas.

Sur Anima, son arche natale, tout les habitants sont "cousins". Il n'y a pas de clans, comme au Pôle où il en existe plusieurs, qui ne s’apprécie guère. 

Il n'existe pas de non plus de classes sociales différentes sur Anima, l'argent non plus n'existe pas d'ailleurs. C'est pourquoi son arrivée au Pôle va totalement changer de ce qu'elle a connu jusqu'ici. Elle va devoir se débrouiller pour vivre dans un univers totalement différent du sien, où les nobles ont tous les pouvoirs et peuvent tout se permettre, pendant que les domestiques dorment dans des chambres humides et froides. 

Elle va également découvrir à quel point les gens peuvent cacher leur "vrais visages" seulement par intérêt. Habituée à un monde de paix, Ophélie va devoir s'habituer à l’égoïsme de cette noblesse.  

Pour ce qui est des autres personnages, ils ont tous un caractère assez complexe. Ils ont tous une sorte de "façade", ils cachent presque tous des choses, j'ai eu du mal à les cerner car on ne connaît pas leur véritables intentions ou buts. On ne sait pas vraiment à qui Ophélie peut faire confiance parmi tout ce beau monde. 
Celui que j'aimais le moins au départ était Thorn, le futur fiancé d'Ophélie. Je le trouvais désagréable et glacial. Mais plus j’avançais dans la lecture, plus je me rendais compte qu'il en faisait beaucoup pour la protéger, j'ai eu le sentiment qu'il s'attachait tout de même à celle qui le répugnait tant au départ. Et au final, je ne le déteste pas tant que ça..

J'ai aimé également Renard, ou Renold, qui est un domestique qui l'aidera à comprendre les mystères de la Citadelle, la ville du Pôle où elle vivra pendant un moment en cachant son identité. C'est l'un des seuls personnages que j'ai vraiment trouvé bon et honnête, il ne lui cache rien.

Pour ce qui est de l'histoire en elle même, je trouve qu'elle est originale dans le sens où ça change  des classiques romances impossibles, des vampires, des loups garous, des dystopies à la Hunger Games telles qu'on en voit tant. Christelle Dabos apporte ici une sorte de nouveauté dans la littérature jeunesse. 

L'écriture est fluide et adaptée à tous, ce qui est normal pour une littérature jeunesse, mais contrairement à certains livres du genre, l'histoire y est mature et bien construite, tout cela avec une plume très agréable.

J'ai vraiment hâte de lire le prochain tome, dont je guette vraiment la sortie tellement j'ai hâte de replonger de cet univers merveilleux ! J'espère juste qu'il sera à la hauteur du premier. Vous l'aurez compris, je conseille à tous ce livre ! 



Ma note 10/10 : Coup de coeur 




dimanche 30 novembre 2014

Le fléau, tome 2 - Stephen King

Editeur : Lgf
Collection : Ldp, numéro 5142
Date de parution : 04/06/2003
Nombre de pages : 794
Prix : 8.60 euros













Résumé

On retrouve les habitants de la zone libre de Boulder, où la ville commence à prendre forme, notamment grace à la création d'un comité qui s'occupe de la reconstruction d'une communauté après l'épidémie de la super grippe, aussi appelée l'Etrangleuse. Tous se passe bien jusqu'au jour où Mère Abigael disparaît une nuit en ne laissant comme seule trace qu'un mot expliquant qu'elle reviendrait bientôt si Dieu le veut. 

En son absence, le comité décide d'envoyer des espions à l'Ouest, à Las Vegas, où règne l'Homme Noir, Randall Flagg. En cet hiver 1990, la zone libre subira de nombreux boulversements.

Extraits

"- Je lave aussi votre linge, monsieur Stuart Redman. Vous avez beau être un respectable père fondateur, vous laissez quand même de temps en temps des traces de pneus dans vos caleçons.
Stu éclata de rire.
- C'est un peu grossier, tu ne trouves pas ?
- En ce moment, je n'ai pas particulièrement envie d'être distinguée."

"L'amour ne pousse pas très bien dans un endroit où il n'y a que la peur, comme les plantes ne poussent pas très bien dans un endroit où il fait toujours noir.
Il n'y a que les champignons qui deviennent gros et gras dans le noir, même lui savait ça, putain, oui."

''- C'est vrai. Ça ne sert à rien de tourner en rond. On se sent inutile. Pour se sentir bien, il faut se donner un but. Tu as déjà remarqué ?"

Mon avis

J'avais hâte de lire le deuxième tome, car j'avais adorée le premier. Dans le premier volume, le livre se termine en compagnie de l'homme noir, Randall Flagg qui échaffaudes des plans diaboliques pour faire disparaître la zone libre. J'ai donc terminé le premier avec une folle envie de connaître la suite, qui m'a conduite à la fnac 2 jours plus tards, où je me suis empressée d'acheter le deuxième. 

J'ai aimé le début de roman, car on en découvre plus sur l'Ouest, sur ce qu'il se passe à Las Vegas et sur les personnages qui occupent la ville sous les ordres de l'Homme Noir. 

L'histoire prend un tout autre tournant à la disparition de Mère Abigael. Je n'ai pas beaucoup aimé ce passage car j'aimais beaucoup le personnage de la vieille dame, que je trouvais aimante et pleine de sagesse. La zone libre envoie alors trois espions à l'Ouest, chacun à intervale d'une semaine. On suis alors chaque espion dans leur parcours jusqu'au l'Ouest au fil des chapitres.
Ce que j'ai aimé dans ce roman ne change pas beaucoup de premier :

J'adore la façon dont est écrite le roman : chaque chapitre est centré sur un personnage différent de l'histoire. Cela permet de voir les choses d'un autre oeil à chaque chapitre que l'on passe. Et le suspens du premier est toujours au rendez vous, on ne connaît le sort de la zone libre qu'à la toute fin du roman, et c'est ce qui m'a tenu en haleine tout le long de ce deuxième tome. 
Pour ceux qui souhaite en savoir plus sur l'histoire des Etats Unis dans les années 90, ce roman, malgré qu'il sois fantastique, comporte beaucoup de référence la dessus, tellement que ça m'en a étonnée. 
On y retrouve toujours par moment l'éternel humour à Stephen King qui n'est pas pour me déplaire. 

La seule chose qui m'a déçue dans ce dernier tome est le décès de certains personnages auxquels j'était attachée depuis le début du premier, mais c'est un ressenti très personnel. 
Je lui donne 9/10 et c'est un coup de coeur.